Pourquoi apprenez-vous aux enfants à mentir ?

Un mensonge nécessaire

Le mensonge s’apprend ! Un bébé naissant montre par ses cris qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans son petit monde. Vers 8 semaines, le nourrisson est capable de répondre à un sourire par un sourire, en reliant une représentation extérieure (figure parentale) à ce qu’il éprouve en lui-même. Il est en symbiose avec la figure maternelle jusqu’à 6 mois, et commence à distinguer les personnes familières des étrangers vers l’âge de 8 mois. Jusqu’à la période du « Non » qui survient aux alentours de 18 mois, il manifeste ses besoins et peurs avec sincérité, spontané et naturel.

Il est sincère car, si ce que vous lui donnez à manger ne lui plait pas, il va le recracher. Vous ne lui avez pas encore appris la bienséance !

Il est spontané lorsqu’il exprime avec la force nécessaire à vous convaincre, qu’il a faim dès l’instant où il ressent la faim. Vous ne lui avez pas encore appris à être discret !

Il est naturel : il hurle ou se cache si quelqu’un lui fait peur, il éclate de rire puis fond en larmes en l’espace d’un instant. Vous ne lui avez pas encore appris à réprimer ses émotions, ni à travestir ses sentiments !

un bébé naturel
un bébé est naturel et spontané.

Le mensonge permettrait de se cacher des autres pour mieux protéger un espace privé de liberté.

Mettre en sourdine nos émotions

Toute culture individualiste confondue, l’éducation consiste à dire à l’enfant qu’il doit toujours dire la vérité et de lui démontrer très tôt que la réalité est toute autre. Durant la période du « Non », l’enfant dit ou exprime son refus par geste. Il imite le geste de l’adulte qui interdit un certain nombre de choses. Il ne parle pas encore, mais sait manifester clairement son refus. Il découvre assez vite qu’il faut mettre en sourdine ses émotions, lorsque ses débordements ont lieu, comme par exemple, en public. Il apprend alors à séduire pour obtenir ce qu’il veut.

L’enfant assimile le concept de cause à effet. À ce stade, l’enfant pris sur le fait, avec la bouche barbouillée de chocolat, mentira qu’il n’en a pas mangé par peur des conséquences immédiates. Il sait qu’il peut influencer le comportement de la personne avec qui il communique, et travestit la réalité lorsque ses actions ne correspondent pas à ce que l’on attend de lui. Il apprend à mentir !

Il existe trois types de mensonges

Le mensonge de survalorisation est un passage obligé dans l’affirmation de notre identité, il nous permet d’entreprendre des choses nouvelles. Lorsque vous proposez à votre enfant de pratiquer un nouveau sport et le faisant rêver à ses prochains succès, il en parlera avec l’assurance de la personne qui a déjà gagné. Vous êtes tous deux conscients qu’il n’a pas l’expérience, mais faites « comme si » pour qu’il grandisse. Plus tard, il adoptera la même attitude lorsqu’il postulera pour un emploi.

Vous lui enseignerez le mensonge d’acquiescement, lorsque vous lui expliquerez qu’il ne peut pas dire ouvertement à la parenté qu’il n’aime pas le cadeau qu’il vient de recevoir ! Qu’un petit hochement de tête opportun accompagné d’un « Merci! » est préférable à un conflit. Il n’oubliera pas de s’en servir lorsque vous lui demanderez de faire très attention à ne pas se salir alors qu’il contient son désir d’action.

Votre enfant vous a t-il déjà demandé de signer un document scolaire à un moment qui ne vous permet pas d’en prendre pleinement connaissance ? Il use du mensonge d’omission ! Il a compris que travestir la réalité en ne livrant pas toute l’information lui permet de garder la face. Il apprendra à sourire lorsqu’il échoue, pour faire « contre mauvaise fortune, bon cœur », à « ravaler ses larmes » pour ne pas paraitre faible, bref à ignorer ses sentiments pour se montrer plus fort.

Si vous avez réussi à policer la façade, le corps, lui, exprime ce que l’on veut cacher !

Avez-vous remarqué comme un enfant de 7 ou 8 ans qui ment, se trémousse et peut être théâtral pour tenter de vous convaincre ? Adulte, le corps perd sa souplesse naturelle pour devenir plus raide ou pour se fondre dans le dossier du fauteuil. L’esprit va être tellement occupé à bâtir l’histoire, qu’il ne reste plus de place pour se connecter à ses émotions, la voix est donc monotone.

Le paraitre devient important pour convaincre l’autre ! Les pieds sont souvent posés solidement sur le sol, le même geste figuratif ou descriptif va être exécuté tout au long de l’histoire sans avoir de signification apparente.

Le débit est plus rapide car, pour construire son mensonge, la personne prend des petits bouts de vérités (endroit ou personne connu, évènement qu’elle peut décrire) et les assemble. Le rythme de l’histoire sera souvent ponctué de « et puis », « et après » soulignant l’effort de l’esprit pour mettre bout à bout les morceaux de l’histoire.

Sentant la pression monter, la personne va rire de ce qu’elle dit alors que son discours ne s’y prête pas, ou va vous faire rire afin d’avoir quelques secondes de répit. Si elle sent que vous n’êtes pas convaincue, elle va utiliser un biais de confiance afin que vous pensiez « elle est tellement gentil(le), ça ne peut pas être faux ».

Ne culpabilisez pas, sans ces stratagèmes, il ne survivrait pas dans notre jungle humaine!

Le non-verbal en affaires !

langage non verbal
C’est compliqué !

le non verbal en affaires ! (vidéo)

En affaires, le contenu de notre discours occupe souvent toute notre attention. Pourtant, le langage non verbal, lorsqu’on sait le lire, permet de voir dans quel état d’esprit sont les parties-prenantes et de s’ajuster afin de ramener une communication assertive, réflexive et empathique.

Communiquer de manière

  • assertive, c’est oser dire ce que l’on pense même si ce n’est pas l’opinion de nos interlocuteurs.
  • réflexive, c’est accepter que l’autre peut avoir raison et garder un esprit ouvert dans l’échange.
  • empathique, c’est communiquer sans juger et tenter de comprendre le point de vue de l’autre.

Dès lors qu’il y a une position hiérarchique, ou que l’un des intervenants à des craintes, la communication change. La personne n’exprimera que rarement ses craintes de manière ouverte. Il est même possible qu’elle n’ait pas conscience de ce mécanisme psychique de protection. Le langage non verbal aide à identifier dans quelle figure d’autorité se trouve chaque personne.

En synergologie, on appelle cela « le ballon qui passe ! » car ce sont les signes qui permettent de voir un « danger » dans la tournure de la communication. Comme lorsqu’un ballon passe devant votre voiture, vous freinez immédiatement car inconsciemment vous savez que les chances qu’un enfant court derrière, sont grandes.

Votre interlocuteur peut adopter l’une des trois postures suivantes :

Le conquérant à peur de perdre la maitrise du processus et va se positionner « au dessus » des autres. Plusieurs indices seront visibles dans sa posture, l’axe de tête vertical ou la position de ses mains et seront des indices précieux.

Le vigilent à peur de se faire avoir ou manipuler et va se positionner « à l’extérieur ». Il peut jouer l’avocat du diable ou trouver un moyen de fuir la proposition. Il peut avoir des mouvements de rejet, changer de position sur sa chaise et pencher son corps vers l’arrière sur sa gauche ou croiser les jambes de manière à prendre une distance par rapport à vos propos.

Le syntonique a peur d’être un imposteur, et préfère qu’on le prenne pour un exécutant plutôt que d’être démasqué. Il est souvent compétant et qualifié pour ce qui lui est demandé, mais manque de confiance. Il se positionne « en dessous » de son interlocuteur. Son langage non verbal pourra s’exprimer par des micro-démangeaisons qui montreront que cela lui pèse ou qu’il se demande s’il sera à la hauteur. Un stress de performance pourra se lire au niveau de l’œil droit.

Si le sujet vous intéresse, c’est un des thèmes que j’aborde dans la formation que je donne.

Au plaisir d’en discuter avec vous !

Quel logo !

Synergo Solutions

Tout un challenge de trouver un logo et une image de marque qui correspondent à ce que je souhaite véhiculer ! La synergologie est l’analyse du langage corporel. Comment l’exprimer sous forme de logo?

Les sourcils se remarquent à plus de 10 mètres! Ils nous renseignent sur l’état d’esprit de la personne. Ils se lèvent plus rarement qu’on ne le pense, de manière symétrique. Lorsque le sourcil gauche se lève seul, cela traduit la pudeur de la personne qui doit exprimer quelque chose de personnel. Alors que lorsque c’est le sourcil droit qui se soulève, c’est l’interlocuteur que l’on souhaite tenir à distance. Accompagné de l’hypertonie du corps, cela montre plus l’incrédulité ou le scepticisme, que le rejet. En synergologie, on n’analyse jamais un élément isolé.

L’œil et les paupières donnent des éléments d’informations importants sur l’état cognitif et émotionnel de la personne. Lorsque la partie extérieure de la paupière supérieure droite est tombante, ce peut être le signe que la personne a froid. Si cela se prolonge sur plusieurs heures, c’est le signal que la personne vit un stress important.

Quant aux mains, elles montrent ce qu’il faut « prendre en charge ». Les poignets indiquent la notion de hiérarchie : lorsqu’une personne se sent dans un état de supériorité (hiérarchique, intellectuel) ses poignets vont être dirigés vers le haut. Si elle cherche le dialogue et se positionne de manière égalitaire, ses poignets vont être horizontaux. Si elle veut avoir un profil bas, ses poignets seront descendants. La configuration de la main indiquera son humeur. Les doigts peuvent être en révolver, en berceau, en pyramide.

Ce sont tous ces items qui se retrouvent dans le nouveau logo de Synergo Solutions!

Merci à Davyd Quintal de WENOVIO pour m’avoir guidé dans cette réalisation!

 

Bonjour à tous !

Ce site offre de courts articles d’analyse du langage corporel.

Je suis synergologue, certifiée de l’Institut Québécois de Synergologie (IQS) et membre de l’Association Québécoise de Synergologie (AQS).

Synergologue IQS

Synergologie et PNL, quelles différences ?

Ceux qui connaissent la programmation NeuroLinguistique (PNL) me demandent souvent si c’est la même chose que la synergologie.

Définitions des fondateurs

Richard Bandler et Robert Dilts sont les fondateurs de la PNL. Richard Bandler disait dans son livre un cerveau pour changer, que c’est « un processus éducationnel pour apprendre aux gens à se servir de leur cerveau ». Robert Dilts écrit que « la PNL pourrait être considérée comme une approche comportementaliste car elle vise l’interruption et le changement de programmes conditionnés de comportement ».

Philippe Turchet, fondateur de la synergologie, s’intéresse aux états émotionnels que le langage du corps traduit. Ce langage correspond à la trace laissée par les émotions sur l’enveloppe corporelle. Concernant l’apprentissage, il précise que  »

Synergologie
Logo de l’institut Québécois de Synergologie

L’émotion trace une démarcation entre ce dont on se souviendra et ce qui sera oublié, et dans cette démarcation le langage du corps tient un rôle considérable ».

  • La PNL permet de changer les programmes conditionnés de comportements.
  • La synergologie permet d’analyser le langage corporel en tenant compte de 3 champs :
    • Champ des émotions, dans lequel il y a de la congruence et de la dissonance (sincère ou pas) – ressenti
    • Champ de la relation : on est authentique ou pas (transparent ou opaque)
    • Champ du mensonge : on dit la vérité ou un mensonge.

Modéliser ou analyser ?

La PNL a modélisé des personnes qui ont brillamment réussi dans un domaine, et a mis en œuvre des processus de développement personnel, limitant l’exploration de leurs causes. Elle aide à développer des comportements de réussite, en apprenant à la personne à mobiliser ses ressources et à utiliser ses sens. Vous pouvez avoir recours à la PNL pour arrêter de fumer, développer une aptitude, regarder quelles solutions peuvent être apportées lors d’un conflit, choisir entre plusieurs avenues qui s’offrent à vous.

La synergologie permet de comprendre l’être humain à travers sa gestuelle. Le synergologue sait reconnaitre en quelques secondes, la non congruence entre le propos et ce que le corps exprime ou réprime. Il posera des questions qui ramèneront une communication authentique (sans rapport d’autorité) ou amèneront le corps de la personne interrogée à dévoiler ce qu’il ne veut pas révéler verbalement. La synergologie analyse l’état d’être d’une personne au moment précis où elle exprime inconsciemment ou mi-consciemment, une émotion.

Thérapie ou discipline ?

La PNL s’inscrit parmi les thérapies brèves. Le client vient pour travailler sur un objectif ou une problématique et le coach le guide en utilisant des processus. Le sujet abordé prend ses racine dans le passé du client et est ressenti depuis assez longtemps pour devenir problématique.

Plus de 1750 items de langage corporel ont été répertoriés au sein d’un corpus synergologique, ce qui permet aux synergologues d’apprendre quoi regarder pour comprendre l’état émotionnel d’une personne, à un moment précis. Le champs de la recherche permet de progresser dans cette nouvelle discipline scientifique.

On ne peut pas ne pas communiquer !

Ce premier présupposé de la PNL « On ne peut pas ne pas communiquer » est tiré de l’approche systémique et illustré par la métaphore de l’orchestre, qui veut que chaque comportement est une forme de communication. Pour favoriser la communication. le coach PNL identifie le sens privilégier de son client (auditif, visuel ou kinesthésique) à travers le vocabulaire qu’il emploie et modifie son propre vocabulaire au profit de celui de son interlocuteur. Il mimique le sens privilégier et la posture de sont client.

Or, la personne qui est « dans la lune », « dans son monde » ou « ailleurs » n’est pas en train de communiquer! Si l’on se base sur ce premier présupposé de la PNL, on va prendre pour un message (communication) ce qui n’en est pas un. En synergologie, l’analyse porte sur l’état d’esprit de la personne et sur la qualité de la communication. Lorsque la personne n’est pas en train de parler, on garde à l’esprit qu’elle peut être dans sa mémoire. De plus le synergologue ne cherche pas à gommer les différences en copiant les attitudes ou expressions de son interlocuteur. Son attention se porte sur la réponse corporelle que son interlocuteur à l’image que le synergologue projette et, lorsqu’elle se présente, la non congruence entre le le langage verbal et corporel de la personne. En modifiant volontairement son attitude, le synergologue induirait un message non verbal qui fausserait la communication. Par exemple : si votre interlocuteur se gratte juste au dessus du côté droit de la lèvre supérieure, le rapport hiérarchique ou d’autorité par rapport à vous l’agace. Quel sens cela aurait-il de copier ce geste ? Si la personne est dans la lune, en ferez-vous autant?

L’inconscient est un réservoir de ressources

Ce quatrième présupposé de la PNL stipule que chaque être humain possède inconsciemment les moyens dont il a besoin pour faire face à toutes les situations qu’il rencontre. La notion de ressources est liée à celle d’apprentissage, et la communication vise à intégrer de nouveaux apprentissages. La PNL puise dans ce réservoir de ressources pour réactiver le potentiel de la personne et l’aider à changer ses programmations comportementales.

La synergologie ne s’intéresse pas à l’apprentissage et ne cherche pas à modifier un comportement. L’objet de son étude est le langage corporel. Lorsque notre corps a une réaction dont nous n’avons pas conscience (lever un sourcil pour mettre une personne à distance, afficher sur la moitié du visage des traits caractérisant une émotion différente de ceux de ceux exprimés sur l’autre moitié du visage, lorsque la langue sort de manière subreptice comme celle d’une vipère), l’inconscient exprime à notre insu une émotion. L’inconscient est plus qu’un réservoir, il exprime par un mouvement musculaire visible et mesurable les émotions imprimées (les rides), celles qui sont réprimées pour des raisons sociales ou de survie – ce sont celles qui nous intéressent le plus en synergologie – et les émotions exprimées, consciemment.

Le rôle du coach en PNL et du synergologue

La PNL permet de changer des comportements, de faire des choix de carrière ou de vie. Le coach est mandaté par le client pour le guider. Le coach peut intervenir en entreprise (gestion de conflits, aide à la prise de décisions stratégiques) ou dans la vie privée (relation avec les enfants, changement de carrière, faible estime de soi).

La synergologie analyse le langage corporel, à partir de vidéos ou en présence de la personne. Le synergologue est mandaté par une entreprise pour faire de la formation, aider à comprendre l’état d’esprit de la personne dont on analyse le langage corporel, en vue de choisir le candidat idéal pour un poste par exemple ou pour aider des policiers dans leurs enquêtes. Une personne peut aussi faire appel à un synergologue pour comprendre sa propre gestuelle et l’image qu’elle projette aux autres (candidats politiques, conférenciers).

J’espère que cet aperçu vous aide à cerner les différences principales qui existent entre synergologie et PNL.

L346 - synergologue

Cohorte d’origine contrôlée, certifiée !

 

La cuvée de synergologues
Célébration !

Les 20 et 21 mai 2017, douze finissants en synergologie se présentent à l’examen final ! Je suis du nombre 🙂 C’est la fin d’une aventure estudiantine et le début d’une autre, professionnelle et toute aussi passionnante, qui commence !

L346 - synergologue

La cohorte d’origine s’est majoritairement formée en 2015 et était composée de plusieurs groupes, pour accommoder les disponibilités de chacun. Certains souhaitaient suivre que les premiers cours pour satisfaire leur curiosité. La plupart voulaient en apprendre plus sur eux-même et utiliser cette discipline dans leur profession.

Ce fut un parcours demandant et dans lequel nous nous sommes tous donnés sans compter, avec passion ! Ce sont de nouvelles connaissances théoriques et sur nous même, l’ouverture à des travaux de recherche, ainsi que de nouvelles amitiés et la richesse du parcours de chacun qui vient alimenter le partage.

effet d'optique pour attirer l'attention

Attention !

Aucune place pour le par cœur! Nous entrainons notre regard à voir des « ballons qui passent! ». Lorsque vous conduisez et qu’un ballon traverse la rue, il y a de fortes chances qu’un enfant court après! Lorsque nous voyons des « ballons qui passent » en synergologie, ce sont autant d’items qui nous amènent à nous demander dans quel état d’esprit est notre interlocuteur à ce moment précis et si la communication est authentique.

C’est une soirée animée par Annabelle Boyer qui m’a permis en février 2015 de découvrir l’univers passionnant de la synergologie. Elle présentait de manière dynamique le sujet de son livre « Je lis en vous, savez-vous lire en moi ?« . J’étais intéressée par le sujet. Mme Boyer nous montrait en se mouvant et à l’aide de vidéos, la richesse de ce langage. Ce qui m’a attiré en premier était le fait de se questionner sur soi-même, de voir l’impact que notre attitude corporelle a sur les autres et de pouvoir les amener par le questionnement dans un espace de communication authentique.

Je décidai de suivre la formation de synergologie à l’Institut Québécois de Synergologie (IQS). J’estimais partir avec un certain handicap, car j’étais le style de personne à ne prêter aucune attention à l’apparence physique ! Je me souviens au collège, après deux années avec le même professeur, que j’étais incapable de dire à une amie qui me posait la question, si le professeur portait la barbe ou avait des lunettes ! Par contre, je pouvais lui parler de ses ritournelles gestuelles ou de ce qui influait sur son humeur.

Je suis maintenant synergologue certifiée, et  je suis heureuse d’avoir rejoint l’Association Québécoise des Synergologues (AQS). Notre cohorte d’origine contrôlée est maintenant certifiée et nous fêterons tous ensemble le 25 novembre prochain !

Les rides, expression de votre personnalité !

Votre visage est le reflet de votre vie, les traits permanents des émotions que vous avez vécues !

Quand on ressent certaines émotions, le visage est parcouru de contractions musculaires qui sont la signature du climat émotionnel intérieur ; le visage exprime ce ressenti à l’entourage. Certaines rides sont permanentes, alors que d’autres n’apparaitront que le temps de l’émotion, sans laisser de trace.

Pourquoi certaines rides sont-elles des états imprimés ?

Lors d’une émotion, deux types de muscles sont sollicités : les muscles lisses et les muscles striés. Lorsque je suis en colère et que je sers les poings, mon cerveau donne des ordres auxquels les muscles répondent immédiatement. Les muscles striés vont me permettre de serrer les poings alors que les muscles lisses agissent en assurant la vasodilatation ou la vasoconstriction des groupes musculaires nécessaires à l’action. Ces muscles n’interviennent pas au même rythme que les muscles striés. Ils mettent de 40 à 400 fois plus de temps à cesser leur action. Si une émotion est vécue régulièrement tout au cours de notre vie, elle s’imprime dans notre corps sous la forme d’une ride.

Les rides de la colère

Lorsque la colère me « monte au nez », une ride se creuse dans la zone de la gabelle, coupant horizontalement la base inférieure du front de la base supérieure du nez. Cette ride peut devenir permanente.

la gabelle

ride horizontale entre les yeux

Une autre ride appelée « ride du lion » est visible entre les sourcils. Des rides verticales apparaissent à l’extrémité intérieure des sourcils lorsque l’on exprime ou réprime un sentiment de colère. Chez certaines personnes, une seule des deux rides devient permanente, suivant que la colère est tournée vers eux-mêmes (à gauche) ou vers les autres (à droite).

Détendez-vous, je ne lis pas dans vos pensées !

État de malaise

Bon nombre des personnes que je rencontre se sentent mal à l’aise lorsque je leur dis que j’étudie le langage non verbal et ont peur que je les « analyse » ou que je lise dans leurs pensées. Détendez-vous ! Le but d’une relation est d’être en lien et de partager un moment agréable, pas de vous analyser !

Voici ce qui attire mon attention

Je ne prête attention au non verbal que si je note plusieurs items qui indiquent un décalage entre ce qui est exprimé et le non verbal de la personne. Par exemple, il y a quelques mois je suis allée au lancement du produit de deux hommes d’affaires. La personne présentait son produit et sa gestuelle était fluide puis au moment de présenter, avec son partenaire, le montage financier, ce dernier à fait un pas en arrière et a regardé le sol comme s’il avait peur de se prendre les pieds dans quelque chose, a enfoui sa main gauche dans la poche de son pantalon, s’est frotté à plusieurs reprises le nez avec la main droite, dans un geste de rejet et avait du mal à trouver ses mots d’entrée en matière. Tout cela s’est passé en quelques secondes. Ses gestes ont attiré mon attention et m’ont amené à me questionner. Pourquoi son associé était-il mal à l’aise au moment où l’homme d’affaires lui demandait de témoigner sur les bénéfices financiers de son produit alors que durant le reste de la présentation, son langage non verbal avait appuyé les propos de l’homme d’affaires. La période de questions qui a suivi a permis de mettre en lumière, qu’en effet, le montage était hasardeux et plusieurs conseillers en placements qui étaient dans la salle me l’ont confirmé, après la présentation.

Donc, détendez-vous ! Mes relations sont empreintes de bienveillance et de non jugement. L’analyse du non verbal, permet de poser des questions pour clarifier une impression et communiquer de manière authentique et sincère.